Je ne souhaite pas que nos adversaires s’imaginent que le libéralisme puisse se résumer en une simple aigreur d’un estomac trop collectivisé: contre la bureaucratie, contre l’État, contre les syndicats, contre l’impôt, contre les fonctionnaires, contre les assistés, contre les pauvres, contre Bruxelles, etc. Non, le libéralisme n’est pas une réaction, il est une espérance, une espérance joyeuse en l’Homme: un humanisme.
De quoi parlons nous? De la plus belle des aventures: l’aventure humaine, l’aventure individuelle. Celle qui nous apprend à mieux nous connaître, à nous remettre en question, à prendre des risques, à retrouver la confiance en soi, une estime de soi, à être plus performant et à réussir, pour goûter le plaisir d’être fier de soi, d’être reconnu pour sa valeur. La plus belle des aventures, c’est l’aventure intérieure.
Oui, nous ne sommes pas seulement contre, nous sommes aussi pour, nous savons aussi rêver et nous savons notre rêve réalisable. Oui, il s’agit bien de réaliser nos rêves, de nous laisser libres de le décider, libres de le faire ou, au moins, libres d’essayer, libres d’échouer.
Je ne peux pas m’empêcher d’accuser le socialisme et le communisme d’avoir tué cette espérance: en ayant fait croire en une société idéale composée d’hommes solidaires protégés par une bureaucratie bienveillante. Cette croyance a été déçue, trahie. Et, par conséquent, ces pauvres citoyens tellement déçus par ces projets politiques ne croient plus en eux. Ils ont perdu la plus essentielle des confiances, la confiance en soi. Ils ont peur: peur du lendemain, peur de l’Europe, peur de la mondialisation.
L’idéal égalitaire a réveillé les pires sentiments humains: la jalousie, l’envie, l’hypocrisie. On se méfie de ceux qui réussissent, de ceux qui veulent réussir, ces gens «aux dents longues», ces gens ambitieux qui nous révèlent nos propres incapacités, notre manque de courage, notre petitesse mal assumée. Que pas une tête ne dépasse et ne faisons pas de vague. Soyons égaux et modestes, contentons-nous de regarder la pluie tomber sur un monde triste et uniformisé. Et attendons calmement la retraite… à 50 ans bien sûr.
La fraternité, la vraie, n’existe plus. La bureaucratisation de la solidarité a rendu les citoyens individualistes dans le plus mauvais sens du terme: à partir du moment où l’impôt est payé, c’est à l’`État de s’occuper de nos semblables les plus démunis. Ainsi, on ne pense qu’à soi, mais un soi qui réclame toujours plus de «droits» et toujours moins de devoirs. Un soi qui veut individualiser sa réussite et collectiviser son échec. La fraternité est inséparable de la responsabilité, elle est d’abord notre responsabilité. Frédéric Bastiat l’avait compris, la générosité est spontanée, la décréter c’est la tuer.
Oui, les libéraux sont les véritables humanistes, l’espérance est dans notre camp. L’humanisme est une croyance en l’Homme. Nous connaissons son moteur: le travail, l’effort, le mérite. Nous connaissons son rêve: trouver son bonheur, réussir sa vie et être fier de lui. Et surtout nous respectons son droit le plus précieux: sa Liberté. Nous le croyons capable du plus noble comportement: être responsable.
Patrice Vezine est Conseiller Principal d’Education et Responsable régional d’Alternative Libérale, le département Marne.





C. a commenté:
16-07-2006 02:07
The kind of humanism referred above is based on heavy monolithic concepts resting under a Universal Righteous Ethics (e.g. ‘l’Homme’, ‘la Responsabilite’, ‘la Fraternite’ etc.), which liberalism doesn’t quite need, neither it is bothered by them.
Patrice Vezine a commenté:
16-07-2006 12:07
Your idea must be developed because I don’t understand why liberalism should be without values and only utilitarian. It is not my design. Liberalism is a true total philosophy of life based on an ethics and values.
C. a commenté:
18-07-2006 20:07
Patrice, forgive me, but my french writing skills are probably worse than your english skills (which seem to be quite good, btw). I can pretty much manage to read, though. Anyway, I can’t see what’s wrong with this formula since these comments should be about exchanging ideas.
My basic point was that both humanists and misanthropes (those who don’t feel responsible for their fellows, distrusts them or even hate them) can live in a liberal world and also retain their prima facie liberal convictions as you put them above. Therefore, I argue against your main point which is (i guess) that liberals are the true humanists.
i’ll go see into my French & practice, practice, practice..
be well, C.
Fiordean Dacian a commenté:
27-07-2006 19:07
Hello,
I’ll keep it in english so that everybody understand
Patrice speaks about the ’supreme’ behaviour of the human: the (social?) responsability. I don’t know much about Universal Righteous Ethics, but if being generous is spontaneus, how could you live in a liberal world which main objective is not solving everyone’s problems? I imagine it’s difficult, since being responsible (and behaving in the spirit of ‘la fraternite’) is something considered supreme.
Dacian
PS: Patric, congrats for your ‘Alternative-liberale’ initiative.
J’ai étais agréablement surpris. Bon courage!
C. a commenté:
29-07-2006 02:07
hey Dacian.
I must say that if it wasn’t for your PS, i could have read your post as an irony towards Patrice.
First of all, I would not talk about liberal worlds, as if they would have a mind of their own, pursuing noble objectives by themselves. Maybe what you really meant was that the significant number of people who are supposed to be the meat and bones of the liberal world, feel for their ‘brothers’ due to the fact that they’re liberals. That is you can’t have one without the other.
Given what Patrice said in the first paragraph about what liberalism seems (prima facie) to be but ‘really’ it is not, because it is derived from the ‘true humanism’, i fail to see why we can’t have one without the other.
Furthermore, I fail to see what is universally ‘true’ or ‘human’ in true humanism, and that’s where my referrence to an URE pointed at, without me trying to be ironical in any way, btw.
So, in order to get to your point straight, you seem to claim that you can’t have one without the other, because reductio ad absurdum if being generous is a matter of being spontaneously (contingently?) tied to something that is considered ethically supreme then it turns out to be ‘difficult’ to abstain from whatever it is considered ethically supreme without question. In my opinion, this point at least begs the question while at worst totally mises my point, but again, I may have misread you. Feel free to do justice, then.
Fiordean Dacian a commenté:
31-07-2006 14:07
Hi there,
Well, ‘difficult’ was not the best word I employed. Abstaining from applying the ’supreme value’ (or missing it out in your day by day life) without questioning yourself (or having regrets), makes you just feel bad. So then, it’s not something desirable, but actually the oposite is true: follow up your real goals. Still, if the ‘brotherhood’ is your main goal in life, that’s fine too. And btw, I think you can have one without the other with no problems.
I read your reply three times to be sure I get your point, my knowledges on politics are quite limited
Cheers,
Dacian
PS: My initial post was supposed to be somehow funny, but not ironical. Sorry for the confusion
mohamed a commenté:
15-03-2007 17:03
je pense que le liberalisme a laisse une envie de jalousie et de l’hyocrisie de l’avoir tenir une telle vie meilleurs mainteanant devenu
le monde devenu le monde de la concurrence cela est bonne d’une part mais laisse la place ume objective de manque de confiance et de non reference